Commémorations de l’abolition de l’esclavage
Guadeloupe, quelques fêtes

Commémorations de l’abolition de l’esclavage

La commémorations de l’abolition de l’esclavage sont coordonnées par le Comité du tourisme des îles de Guadeloupe. Il est situé au 5, Square de la Banque. Pour l’année 2019, ces commémorations se dérouleront du 27 au lundi 27 mai dans tout l’archipel de Guadeloupe. Participez à quelques manifestations prévues lors de cet événement à la fois triste et majeur.

Tout commence le 10 mai par une cérémonie visant à honorer les femmes esclaves, ces héroïnes peu connues. Pourtant, elles ont lutté pour la liberté, mais leurs exploits n’ont pas été assez documentés par les livres d’histoire. Leurs noms sont Solitude, Sanite, Heva, Claire. Heva était originaire de la Réunion, Claire provenait de Guyane française, Sanité Belair avait vu le jour à Haïti, quant à Solitude c’était une Mulâtresse de Guadeloupe. Cette journée du 10 mai permettra de mettre la lumière sur ces figures héroïques qui ont affronté ce qui était alors la France coloniale esclavagiste.

Ces combattantes sont aussi appelées « femmes debout » ou « femmes-courage. » La faible documentation de ces combats n’est hélas pas exclusivement féminine. De nombreux combattants masculins n’ont jamais été connus. L’histoire ne se souvient que de certains, la figure la plus célèbre étant l’icône de l’indépendance haïtienne : Toussaint Louverture.

Toujours à propos de la traite négrière, une des choses que peu savent c’est qu’au moins le tiers des personnes arrachées à leurs terres pour aller travailler comme esclaves étaient des femmes. Entre le XVIe siècle et le XIXe siècle, l’Afrique a ainsi perdu au moins cinq millions de ses futures mères. Tout cela à cause de la traite transatlantique des esclaves.

Des femmes armes au poing

Ces millions de femmes-esclaves ont vécu l’esclavage physique et l’esclavage sexuel. Ce cernier causant parfois des gestations sur lesquelles ces femmes n’avaient ni avis, ni pouvoir. Le Code noir de 1685 faisait de ces femmes des objets sexuels au service de leur maître. Ces femmes seront perçues comme de véritables « machines à procréer » autrement dit, comme des espaces de gestation permettant d’augmenter de façon exponentielle le nombre d’esclaves appartenant au maître.

La seconde version du code noir fut promulguée par Louis XV en 1724. Son abrogation ne sera intégralement faite qu’en 1848 lors de l’abolition de l’esclavage par la France. Cette décision surviendra bien après de nombreux autres pays. Les femmes vont prendre conscience que leur survie et leur capacité à résister face à un système conçu pour les soumettre ne pourra provenir que de l’acquisition de compétences. Pour ces femmes apprendre la couture, la cuisine, les métier de sage-femme sera aussi un acte de résistance, un moyen de se hisser au statut d’humain.

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